Le corps, ce petit mot qui est de seulement 5 lettres et qui pourtant traduit bien trop de choses.

Les traces d’une grossesse, le résultat d’un régime, la maladie, l’âge ou encore les cicatrices du passé. Ce si petit mot qui en cache bien plus et qui a l’effet d’une bombe. Il est souvent sali par le regard de certaines personnes, Détruit par cette pression, ces attentes. On le traine dans la boue, on le cache et parfois même on le déteste.

On trouve toujours des reproches à lui faire, des critiques. Parfois même on le maltraîte. On se sent pas bien dans notre peau et c’est lui qui trinque. Il est toujours pris pour cible, on le mitraille comme si on jouait notre vie. Il est vrai qu’il est facile a attaquer, atteint au plus profond du peu d’estime qu’il lui reste. Trop grand, trop maigre, trop gras, trop blanc, trop tout : trop.

Le corps : Il ne sera jamais assez bien

 

Il était une fois mon corps

 

Il y a quelques jours je me suis mise devant mon miroir pendant une bonne demi heure, je m’apprêté à faire comme tous les jours cad le critiquer. Mais après une petite minute d’observation je me suis dit qu’il était temps que je me le réapproprie. 

LETTRE OUVERTE A MON CORPS : CELUI QUE JE  DÉTESTE SI SOUVENT

 

Toi mon corps,

J’ai toujours eu du mal avec toi, et avec le temps les choses ne se sont pas arrangées. J’ai des complexes, un peu comme tout le monde, et parfois je n’arrive plus à supporter mon simple reflet dans le miroir. On a tous des jours avec et des jours sans, mais je dois t’avouer que cela fait un moment que l’on a eu beaucoup de moment sans.

Mais parfois, tout s’arrange avec une simple culotte taille haute.

J’ai eu l’envie d’immortaliser ce moment où, devant mon miroir ce matin là, je me suis enfin dit “c’est pas si mal que ça finalement”. Une petite victoire, même si en analysant les photos après cela je me suis dit que je n’arriverai jamais à les poster.

Et si je commençais à te chérir au lieu de t’accabler ?

J’ai voulu écrire “si on s’aimait” mais je pense qu’il est trop tôt. Puis comme on dit “qui va piano va sano”. Je pourrais te dire 1000 choses que je déteste chez toi, et j’ai décidé de te dire ce que j’aimais à présent.

J’aime tes rondeurs, j’aime tes cicatrices parce qu’elles montrent toutes épreuves que nous avons vécues toi et moi. Les régimes, l’effet yoyo.

J’ai décidé de t’aimer. ça viendra avec le temps bien-sur. Mais je me dis que l’on peut tout faire avec beaucoup d’amour et finalement j’ai envie de t’aimer pour ce que tu es et pas pour ce que tu as été ou ce que j’aurai aimé que tu sois. Tu n’es que le reflet de ce que je ressens.

A présent, je te respecterai et te chérirai.

 

En réalité ce ne sont pas les autres qui sont les plus dur avec nous, mais bien nous-même. On a toujours un oeil bien plus critique face à nous même dans le miroir. Alors certes, les autres n’aident pas, mais avec le temps je me suis rendu compte que la personne la plus dur envers toi était juste… MOI.

Je vais essayer de m’apprécier d’avantage pour une fois, et vous dire 5 choses que j’aime chez moi : ma bouche, mes seins, mes yeux, mes fesses et mes formes en règles générales.

J’ai décidé qu’à partir de maintenant j’allais mettre en avant ce que j’aime chez moi. S’il y a une chose que vous aimez chez vous il ne faut pas hésiter à le mettre en avant. 

 

Il n’y a aucune honte à s’aimer un peu.

 

Pour illustrer cet article j’ai décidé de vous mettre en avant les femmes que je trouve inspirantes en 2018

 

  1. Shera Kerienski : corpsCette youtubeuse et ma favorite : tout simplement parce qu’elle s’assume et qu’elle est toujours aussi motivante. C’est typiquement le genre de femme que j’aimerais être, confiante, sure de soi et qui défend les causes qui lui tiennent à coeur.

 

2. Chimamanda Ngozi Adichie

le corps

Ecrivaine féministe mais pas que, elle donne un discours TED mis en ligne en 2009 et intitulé The Danger of a Single Story (« Le danger d’une histoire unique »). Ce texte évoque l’influence qu’ont les histoires et les approches narratives dans les mécanismes de domination culturelle, sociale, raciale, économique et politique, si ces histoires sont univoques ou ne proviennent que d’une seule partie de la société ou du monde, résonnant ainsi comme une «histoire unique». Mais elle insiste aussi sur le pouvoir qu’ont les histoires, d’autres histoires, venant de toutes sortes d’endroits et de personnes, de contrebalancer cette histoire unique, en nous faisant accéder à une vision du monde plus complète, et plus humaine.

Rien a voir avec notre sujet mais je trouve important de parler de ce genre de personne à n’importe quelle occasion.

 

3. Hillary Duff

Hilllary Duff a posté une photo d’elle avec son fils sur Instagram. Et elle a délivré un plaidoyer vibrant contre le body shaming : « Je poste ça au nom de toutes les femmes, jeunes ou mères. Je passe d’excellentes vacances avec mon fils après avoir été éloigné de lui de longues semaines pour des shootings. Puisque les magazines adorent parler des défauts des femmes, j’assume les miens. Mon corps m’a donné le plus beau cadeau de ma vie : Luca, 5 ans. J’aurai 30 ans en septembre et mon corps est sain et me mène là où il doit me mener. Les filles, soyons fières de ce qu’on a et arrêtons de gaspiller notre temps à vouloir être différentes, à vouloir être sans défaut. Vous, les mecs, savez très bien comment ruiner un bon moment et faire du body-shaming. #allezvousfairefoutre. »

 

 

Nous nous quittons sur ces jolis mots, belle journée à vous mes petits chats.

 

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